L’ITEM peut compter sur un forte nombre de chercheurs associés en France et à l’étranger, mais son réseau international est encore plus vaste. Il existe désormais en France, en Europe et dans le monde, une communauté de spécialistes des manuscrits modernes pour laquelle les chercheurs de l’unité constituent des interlocuteurs privilégiés et pour laquelle l’ITEM constitue désormais un pôle de référence, en jouant un rôle fédérateur important, aussi bien dans le domaine des évolutions théoriques que pour la réalisation de programmes de recherche communs.

Partenariat multilatéral.

GDRI DIGEN. Suite au Groupement de Recherche Européen plus (GDREplus) Hyper-Learning. Modèles ouverts de recherche et d’enseignement sur le Web (2004-2006), qui fut prolongé par une Action Cost Open Scholarly Communities on the Web (2006-2011), la direction du laboratoire a entrepris la mise en place d’un Groupement de Recherche International (GDRI) consacré à Critique génétique et humanités numériques (DIGEN, 2018-2020). La création du GDRI donne à notre partenariat un cadre institutionnel précis et prestigieux formé par 12 institutions de différents pays. Dans le cas de l’Allemagne, de l’Argentine et du Brésil le partenaire n’est pas une seule institution, mais une association réunissant plusieurs spécialistes de critique génétique ou d’édition et d’interprétation des textes, ce qui permettra d’avoir un impact sur l’ensemble du pays.

Partenariat Bilatéraux

Afrique, Caraïbes, Océan Indien. La création de l’équipe Manuscrits Francophones en 2008 a permis de développer et renforcer des liens de coopérations avec les universités de Brazzaville (République du Congo), et de Antatanarive (Madagascar). D’autres chantiers ont été ouverts depuis 2012 : le programme Mouloud Feraoun – Ambassade de France à Alger ; le programme Mohammed Dib – BnF et universités de Tlemcen et Cergy ; ainsi que le programme Zobel, Communauté territoriale de Martinique.

Allemagne. Outre les liens solides avec plusieurs grandes institutions de recherche et de conservation allemandes (Deutsches Literaturarchiv de Marbach, Klassik Stiftung Weimar), les relations avec l’Allemagne se sont enrichies par un programme de recherche avec l’Université de Freiburg financé en coopération par l’ANR et la DFG (BibNietzsche), le développement des recherches sur le manuscrit francophone avec le département de romanistique de l’université d’Aix-la-Chapelle ainsi que le travail sur les corpus d’Amérique latine avec le Ibero-Amerikanisches Institut Preussischer Kultubesitz de Berlin.

Amérique latine et Espagne. Outre les nombreuses coopérations thématiques qui lient les équipes et les chercheurs de l’ITEM à différents centres d’étude d’Amérique centrale et du Sud (Argentine, notamment), des relations permanentes de grande ampleur sont développées par CRLA-Archivos, (voir rapport d’équipe, infra). Il faut souligner le programme interdisciplinaire, théorico-pratique mené par les Séminaires « Archivos » dont l’objectif est l’enseignement et l’application des différentes compétences mises en œuvre dans les éditions « Archivos » (philologiques, génétiques, herméneutiques, historiographiques, technico-typographiques et multimédias).

Brésil : Avec le Japon, le Brésil est sans doute la seconde patrie de la critique génétique, notamment à travers les travaux de l’Associação dos Pesquisadores do Manuscrito Literario (APML). Chaque année, plusieurs chercheurs de l’ITEM effectuent des missions de recherche et d’enseignement dans ces universités et le laboratoire reçoit des chercheurs brésiliens venant se former en génétique des textes ou poursuivant leurs recherches sur les corpus représentés à l’ITEM. Dans ce cadre, l’unité a accueilli plusieurs chercheurs brésiliens pour des séjours de moyenne durée, dans le cadre des équipes Proust, Nietzsche, Linguistique et Multilinguisme.

Chine : L’ITEM a accueilli plusieurs doctorants et jeunes chercheurs de Taïwan et de Chine continentale et a participé à l’organisation de colloques bilatéraux à Paris en 2013 et à Taïwan par la suite. Des chercheurs de l’ITEM, notamment Pierre-Marc de Biasi, Daniel Ferrer, Jean-Marc Hovasse, Nathalie Ferrand participent à ces échanges, souvent dans le cadre d’initiative du Labex TransferS. Un numéro spécial consacré à la génétique a été publié en chinois par le Sun Yat-sen Journal of Humanities, Number 37, July 2014.

États-Unis. Outre de nombreux échanges de chercheurs, notamment avec Columbia, NYU, et l’Université Johns Hopkins, on doit signaler également le développement de coopérations de plus en plus importantes avec l’Université d’Illinois à Urbana-Champaign. L’équipe Proust de l’ITEM-CNRS a signé une convention avec cette université et l’Université Grenoble-Alpes pour la mise en place d’un consortium de recherche baptisé « Proust21 ». L’objet principal de ce consortium est de travailler à la réédition au format électronique des vingt-et-un volumes de la correspondance de Proust publiés par Philip Kolb, tout en intégrant les lettres inédites qui ne cessent d’apparaître depuis la publication du dernier volume.

Italie. L’ITEM est à l’origine d’un accord-cadre entre l’ENS et l’Université « L’Orientale » de Naples, qui a été signé en 2007 et renouvelé en 2016 pour soutenir les relations d’échanges et de coopération entre notre unité et le CESET (Centre pour l’étude et l’édition scientifiques des textes). Avec le CESET sont organisées conférences croisées à Paris et à Naples. Un programme de rencontres régulières a été mis en place avec le prestigieux Centro Manoscritti de l’université de Pavia. L’université de Palerme a initié un programme financé par le Ministère de la recherche italien pour la diffusion de la critique génétique en Italie auquel l’ITEM est associé.

Japon. Le Japon est un des partenaires les plus actifs dans le développement de la critique génétique. Outre des coopérations régulières entre l’ITEM et les départements de littérature des Universités de Nagoya, Kyoto et Tokyo, l’ITEM accueille chaque année dans ses équipes plusieurs chercheurs (doctorants, post-doc, et professeurs d’université). Ces relations se sont particulièrement développées avec l’équipe « Proust ».

Royaume-Uni. L’université d’Oxford est membre du GDRI « Critique génétique et humanités numériques » et le directeur de la Voltaire Foundation anime le groupe de recherche consacré à Voltaire au sein de l’équipe Écriture des Lumières. L’équipe Zola, quant à elle, s’est associée à l’université de Cambridge pour développer un séminaire doctoral international commun, soutenu par la COMUE PSL (Paris Sciences et Lettres).

Russie : La constitution d’un groupe de travail sur les manuscrits russes au sein de l’équipe Écriture du XVIIIe siècle a permis la création d’un Projet International de Collaboration Scientifique (PICS) entre le CNRS et l’Académie des sciences de Russie avec un financement pour la période de 2014-2016. L’équipe sur le multilinguisme, a récemment obtenu un financement de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme et par la Fondation Russe pour les sciences humaines pour travailler en collaboration avec la Maison Pouchkine (Saint-Pétersbourg) sur le thème « Alexandre Pouchkine, de l’écriture plurilingue à la traduction » pour la période 2017-2019.