Séminaire général de critique génétique / 2019

16/04/2019, Salle Dussane, Ecole normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris, 17h-19h

facsimilé de « Camping car » de Ivan Jablonka

« L’ enquête », la « scène d’absence », le « je de méthode », toutes ces expressions issues des ouvrages récents d’Ivan Jablonka semblent dialoguer avec les interrogations qui animent le travail de la critique génétique depuis maintenant une cinquantaine d’années.

Historien et écrivain, Ivan Jablonka ne cesse en effet d’interroger le statut de la vérité, les conditions d’une juste énonciation du “je”, mais aussi tous les non-dits dont le document d’archive porte paradoxalement la trace. Que faire quand la mémoire est défaillante ? Comment orienter l’investigation quand le chercheur ne dispose pas de toutes les pièces du “dossier” qui sont censées le mener au “récit” ?

Nous essaierons de mieux comprendre, en sa présence et de manière dialoguée, ce que cet acte d’écrire en historien sans renoncer au “je” peut nous apprendre, en retour, sur nos modalités de lecture et d’interprétation des manuscrits.

Ivan Jablonka est ancien élève de l’École normale supérieure et professeur d’histoire à l’université Paris 13 (Sorbonne Paris Cité). Il est rédacteur en chef de laviedesidees.fr et codirecteur de la collection « La République des Idées » au Seuil. Auteur d’essais et romans, parmi ses dernières publications se trouvent Camping car, Lætitia ou la fin des hommes et Le corps des autres, aux éditions du Seuil.

 

Verónica Galíndez est enseignante-chercheure en littérature française et traductrice, Université de São Paulo (Brésil). Ses recherches portent sur les manuscrits d’écrivains et sur les relations entre les théories de l’énonciation et la création littéraire. A traduit Pascal Quignard et Émile Benveniste en portugais du Brésil et prépare actuellement la traduction de L’Histoire est une littérature contemporaine d’Ivan Jablonka.