Autobiographie et Correspondance (ABC) / 2018-2019

11/10/2018, ENS

Séminaire Autobiographie et Correspondances

Séance du jeudi 11 octobre 2018 (17h00-19h00)

45 rue d’Ulm, salle des Actes

 

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Agnès Spiquel :

« Éditer une correspondance : plonger dans des fonds d’archives

(à propos de la correspondance Albert Camus/Louis Guilloux) »

Pour éditer la correspondance croisée d’Albert Camus et de Louis Guilloux (1945-1959), je me suis plongée longuement dans les archives Louis Guilloux, écrivain que je connaissais beaucoup moins bien que Camus. C’est cette plongée dans les archives, à Saint-Brieuc, que je vais évoquer. La description du Fonds, la mise en valeur de quelques traits spécifiques qui concernaient directement mon travail, et les grands traits de celui-ci rencontreront quelques-unes des questions de ce séminaire ; en particulier, la prise de contact avec le dossier des Carnets de Guilloux a été pour moi source de nombreux enseignements.

Professeur émérite de Littérature française des XIXe et XXe siècles à l’Université de Valenciennes, Agnès Spiquel a longtemps travaillé sur Victor Hugo avant de se consacrer à Albert Camus. Sur celui-ci, elle a organisé plusieurs colloques et publié de nombreux articles. Elle a collaboré à l’édition des Œuvres complètes dans la Pléiade (Gallimard, 2006-2008) et au Dictionnaire Albert Camus (Laffont, 2009) ; elle a co-dirigé le Cahier de l’Herne Camus (2013) et publié la Correspondance Albert Camus-Louis Guilloux (Gallimard, 2013) ; sa dernière publication est, en collaboration avec Christian Phéline, Camus militant communiste. Alger, 1935-1937 (Gallimard, 2017). Elle fait de nombreuses conférences tous publics. Elle préside la Société des Études camusiennes – ce qui la met en contact avec des chercheurs et des passionnés de Camus dans le monde entier.

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François de Saint-Cheron :

« Les Lettres choisies d’André Malraux : bibliothèques publiques,
collections privées, lettres introuvables. »

Comme toute édition d’une correspondance, celle des lettres de Malraux a un peu ressemblé à une enquête. Si les bibliothèques publiques offrent au chercheur toutes les facilités, l’accès aux collections privées est parfois plus hasardeux et certaines lettres qu’on espérait trouver vous échappent ; mais l’enquête réserve aussi d’heureuses surprises…

François de Saint-Cheron est maître de conférences à Sorbonne Université. Il a collaboré à l’édition des Œuvres complètes de Malraux dans la Pléiade (t. IV, V et VI) ainsi qu’au Dictionnaire André Malraux (Classiques Garnier, 2015). Il est l’éditeur de ses Lettres choisies (Gallimard, « Folio », 2016)a publié Malraux et les poètes (Hermann, 2016) et a été le commissaire de l’exposition « Le Musée imaginaire d’André Malraux » qui s’est tenue au musée Pouchkine, à Moscou, de décembre 2016 à février 2017.