20/11/2010, Université de Kyoto, Japon

Colloque organisé par Nathalie Mauriac Dyer et Kazuyoshi Yoshikawa, dans le cadre du programme « Chorus » (ministère de la Recherche et JSPS) et du projet « Cahiers-Proust » (Agence Nationale de la Recherche), en partenariat avec l’Institut franco-japonais du Kansaï, l’ITEM et la Faculté des Lettres de l’Université de Kyoto, Institut franco-japonais du Kansaï (Kyoto).

La critique a insisté à juste titre sur la « modernité » d’À la recherche du temps perdu, modernité générique, thématique, stylistique, formelle et critique, en consonance avec les grandes évolutions ou révolutions qui marquent le début du xxe siècle. Mais elle a aussi mis l’accent sur les déséquilibres et les ambiguïtés (fécondes) d’une œuvre à cheval « entre deux siècles » et plusieurs écoles esthétiques ou philosophiques : Proust n’aurait pas vraiment échappé à ce xixe siècle dont il a fait si souvent la critique. On se propose donc de revenir particulièrement sur cette présence et prégnance du xixe siècle français et, plus largement, européen, dans l’œuvre de Proust. On pourra s’attacher aux morceaux critiques du « dix-neuviémiste », à la forme et la topique romanesques, au jeu des références et des allusions aux écrivains, artistes et penseurs du siècle. Dans tous les cas, on s’efforcera de privilégier la mise en perspective diachronique à travers les brouillons : peut-on repérer, au-delà des permanences, les moments de bifurcation ou de rupture ?

Le 20 novembre 2010 :

Yasué Kato (Université de Nagoya) : « “Faire des vers parnassiens” : Maxime Gaucher et la naissance de la Recherche ».

Chizu Nakano (Université Hitotsubashi, Tokyo) : « Parodier Sainte-Beuve ou comment conjurer la tentation d’un “roman génétique” ».

Julie André (Institut d’Études politiques-Nancy) : « De Baudelaire à Vigny : la constitution du Sodome et Gomorrhe de Proust d’après le Cahier 46 ».

Akio Wada (Université d’Osaka) : « Proust et la critique flaubertienne ».

Tomoko Woo (Université Tezukayama Gakuin, Osaka) : « Proust et le dix-neuvième siècle selon ses critiques contemporains ».

Masafumi Oguro (Université Komazawa, Tokyo) : « Le propre et l’étranger : Proust et la poétique de la traduction ».

Eri Wada (Université Aoyama Gakuin, Tokyo) : « L’affaire Dreyfus dans le salon de Madame de Villeparisis ».

Yuji Murakami (JSPS) : « Proust et la postérité de l’affaire Dreyfus ».

Nathalie Mauriac Dyer (ITEM/CNRS) : « Le Juif littéraire au xixe siècle  et ses avatars proustiens ».

Le 21 novembre 2010 :

Keiichi Tsumori (Université de Kyoto) : « Le paysage fin de siècle chez Proust ».

Pierre-Louis Rey (Université Paris III) : « Proust et la littérature “fin de siècle” à l’époque de Jean Santeuil ».

Kunihiro Arahara (Université Meiji Gakuin, Tokyo) : « Proust et les deux Louvre : entre le débat de 1895 et l’arrangement d’après-guerre ».

Kazuyoshi Yoshikawa (Université de Kyoto) : « Proust et la critique d’art du xixe siècle ».

Hidehiko Yuzawa (Université Meiji Gakuin, Tokyo) : « “Les yeux du corps et ceux de la pensée” : idéalisme schellingien dans la genèse des Jeunes filles en fleurs ».

Hiroya Sakamoto (Université Rikkyo, Tokyo) : « Des campagnes napoléoniennes à la Première Guerre mondiale : Proust lecteur de Tolstoï ».

Françoise Leriche (Université de Grenoble III) : « Carlyle en 1908 ».

Guillaume Fau (Bibliothèque nationale de France) : « Les manuscrits modernes et contemporains en bibliothèque : l’exemple de la numérisation du fonds Proust au Département des Manuscrits de la BnF.

Nathalie Mauriac Dyer : « Le Cahier 53 : de la numérisation à l’édition ».

Antoine Compagnon (Collège de France) : « Proust et l’autre xixe siècle ».