D’Elio A. de Nebrija à Paul Perny : exemples de transfert culturel à travers les dictionnaires sur trois continents

27/04/2018, ENS (bâtiment Jaurès), salle Paul Langevin

Dans le cadre du séminaire D’Elio A. de Nebrija à Paul Perny : exemples de transfert culturel à travers les dictionnaires sur trois continents, séance de 14h30 à 16h30 à l’ENS (bâtiment Jaurès), salle Paul Langevin

Séance avec Richard Walter (ITEM)

Dans cette quatrième et dernière séance nous allons nous pencher sur l’ouvrage sinologique d’un missionnaire français du XIXe siècle, Paul Perny. Il s’agit d’un auteur prolifique et polémique du XIXe siècle qui est tombé presque complètement dans l’oubli au XXe siècle. Perny est aussi, en quelque sorte, le dernier maillon qui marque la fin de la tradition sinologique missionnaire française en Chine et le début et la consolidation de la sinologie académique en France.
Parmi les publications de cet auteur, on peut distinguer l’ensemble consacré à l’apprentissage de la langue chinoise : le Vocabularium latino-Sinicum (1861) et le Dictionnaire français-latin-chinois de la langue mandarine parlée (1869), l’Appendice du Dictionnaire français-latin-chinois de la langue mandarine parlée (1872). Il faut souligner que l’œuvre de Perny ne se limite pas à la publication de ces ouvrages et se complète par la publication de la Grammaire de la langue chinoise orale et écrite Vol. 1 (1873), Vol. 2 (1876), la compilation et publication, en 1869, d’un livre de proverbes, Proverbes chinois recueillis et mis en ordre, ainsi que par la publication, en 1872, de Dialogues chinois – latin. Traduits mot à mot avec la prononciation accentuée.
Pour préserver le patrimoine documentaire lié à l’œuvre et à la vie de Paul Perny, ainsi que pour retracer la construction de son œuvre didactique et lexicographique, nous avons entrepris la réalisation d’un projet numérique d’édition et d’archivage des avant-textes de cet auteur à travers la constitution d’un dossier génétique. Nous finirons donc ce séminaire en exposant ce projet numérique qui est toujours en cours de réalisation et qui vise à mieux comprendre la genèse de l’œuvre de Perny, et, en particulier, de ses deux dictionnaires et de sa grammaire.