22/01/2018,

proust_39_mmedepierrebourg_0001_home_pp-300x144.jpg

© Courtesy of The Rare Book & Manuscript Library, University of Illinois at Urbana-Champaign

La correspondance de Marcel Proust, riche de milliers de lettres dispersées dans le monde entier, fait l’objet d’un vaste programme de numérisation associant des chercheurs français et américains. Le projet « Corr-Proust », dont la mise en ligne débutera en novembre 2018, permettra d’apporter un nouvel éclairage sur l’œuvre monumentale de l’écrivain et sur son époque.

« Je passe depuis quelque temps des heures mauvaises, d’un mal nouveau. Une lettre, ce m’est déjà difficile. » Dans cette lettre à Lucien Daudet de 19091 comme dans beaucoup d’autres, Marcel Proust se plaint de ses difficultés à écrire, ne serait-ce que quelques lignes. L’ensemble de sa correspondance est pourtant estimé à quelque vingt mille lettres, si l’on tient compte des télégrammes, des dédicaces, des messages de condoléances… Des lettres parfois si longues qu’il plaçait en post-scriptum tout en haut de la première page leur information essentielle, de peur, peut-être, que ses correspondants n’aient pas le courage de les lire jusqu’au bout ! De cette immense masse de documents, tous n’ont pas été conservés ni retrouvés, mais pas loin de six mille ont été récupérés et font l’objet de diverses publications, dont la fameuse Correspondance générale, publiée par son frère Robert en six volumes2. Un fonds exceptionnel, mais qui évolue en permanence au fur et à mesure que de nouvelles lettres et de nouveaux textes refont surface, au point que la Correspondance générale est devenue presque illisible sur papier, à force de mises à jour renvoyées en notes et en annexes. Pour en savoir plus…..

(CNRS Le Journal. Publié le 03.01.2018, par Francis Lecompte)