« Baudelaire et son cénacle II » / 2020-2021

07/06/2021, École normale supérieure, 45 rue d’Ulm, salle Weil. 16h-18h.

Mort en décembre 1838 à l’âge de vingt-huit ans, auteur d’un recueil de poésies intitulé Le Myosotis, Moreau fut considéré par la critique romantique comme l’archétype du poète souffreteux, « maudit » avant la lettre, dans le sillage de Gilbert et de Malfîlâtre. Dans la notice qu’il lui consacre dans Réflexions sur quelques-uns de mes contemporains, Baudelaire se démarque de ce point de vue pour se livrer à une entreprise de démythification de Moreau, « enfant gâté qui ne méritait pas de l’être » et dont le succès post-mortem fut le produit d’une « conspiration ».

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Henri Scepi est professeur de littérature française du XIXe et du XXe siècle à la Sorbonne Nouvelle. Ses travaux portent sur la poésie de la seconde moitié du XIXe siècle, depuis Baudelaire à Mallarmé, qu’il interroge à partir des notions rhétorico-poétiques de « forme et pensée du poème », de « coupure », et de « réflexivité critique ». Il a choisi de se pencher en particulier sur l’œuvre de Jules Laforgue, approchée comme un foyer critique de la poésie post-baudelairienne. Il est l’éditeur des œuvres de Baudelaire dans la collection « Quarto » de Gallimard.