13/06/2013, Collège de France et Ecole normale supérieure

Colloque organisé par Antoine Compagnon et Nathalie Mauriac Dyer avec le soutien du LabEx TransferS et du CNRS (« République des Lettres » et ITEM).

Combray, son église et ses champs, le « côté de Guermantes » et ses aristocrates, peuvent passer pour des modèles de la « francité » et de l’enracinement dans une tradition nationale. Les premiers critiques dénoncèrent pourtant l’« étrangeté » d’un livre qui ne s’inscrivait pas, selon eux, dans la tradition du roman français. Profondément nourri de littérature anglaise et russe, familier de la philosophie comme de la musique allemande, épris de peinture italienne et flamande, sensible au japonisme et aux Ballets russes, Proust pratique une culture cosmopolite qui est aussi celle d’une certaine Belle Époque avant le désastre. Il s’agira d’explorer l’esthétique transnationale d’un grand roman européen.

13 juin 2013, Collège de France.

Nationalismes

Edward Hughes : « Nation et narration dans Du côté de chez Swann ».

Jessica Desclaux : « Échos barrésiens dans “Combray” ».

Orientalismes

Hiroya Sakamoto : « La “nostalgie de l’Orient” ».

Sophie Basch : « 1913. Un Orient déjà passé de mode ? ».

Antisémitismes

Elisheva Rosen : « Antisémitisme et air du temps dans un village de France ».

Yuji Murakami : « Proust et Drumont ».

Maurice Samuels : « Proust et le philosémitisme ».

14 juin 2013, École normale supérieure.

Esthétiques transnationales

Gilles Philippe : « L’imaginaire des langues et la question française ».

Cécile Leblanc : « Cosmopolitisme et modernité musicale : de l’Ars gallica aux “chapelles” ».

Kazuyoshi Yoshikawa : « Proust et ses “villes d’art célèbres” ».

Adrien Goetz : « Des musées aux cathédrales : un cosmopolitisme artistique ? ».

Le roman cosmopolite

Philippe Chardin : « Sécheresse française et sentimentalité européenne ».

Françoise Leriche : « Le cosmopolitisme dans un fauteuil ».

Didier Alexandre : « 1913, année cosmopolitique ? ».