Multilinguisme, Traduction, Création / 2020-2021

07/05/2021, ENS, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris. Salle Celan. 16h – 18h

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La conférence partira d’un premier constat : les Cahiers de Paul Valéry constituent un véritable laboratoire de pensées et non une méthode achevée – ce qui impose des enjeux considérables aux transcripteurs / traducteurs. On s’interrogera sur le rôle du mot « traduire » dans les Cahiers (ce que Valéry entend par le mot « traduire », mais aussi l’immense portée métaphorique de ce terme dans son œuvre), avant de proposer une description des manuscrits en montrant à la fois leur lisibilité et leur part d’illisibilité.

On évoquera pour finir les compétences spécifiques des traducteurs (généralistes vs spécialistes valéryens) et les diverses contraintes éditoriales (lisibilité, problème particulier des ébauches de poèmes ; cas particulier des manuscrits nettoyés, épurés, à partir des textes poétiques dans les Cahiers ; cas des manuscrits tronqués, partiels).

David Elder a dirigé la section des langues vivantes à l’université Edith Cowan (Australie occidentale), où il est membre émérite de la faculté des Arts et de la Communication. Il doit son intérêt pour les études valéryennes à deux éminents valéryens australiens : James Lawler et Judith Robinson (Valéry). Il a publié de nombreux travaux sur Paul Valéry – dont, pour s’en tenir aux plus récents, Paul Valéry et l’acte de traduire (Classiques Garnier, 2019) et « “L’ange” de Valéry. Esquisse d’une étude génétique et traductologique », dans Geneviève Henrot-Sostero (dir.) Archéologie(s) de la traduction (Classiques Garnier, 2020).