07/04/2013,

Colloque organisé par Céline Masson, Thamy Ayouch, Natalie Felzenszwalbe ; université Paris- Diderot (CRPMS) avec le concours de l’OSE

Avec la participation de :
Cyril Aslanov, professeur de linguistique, université hébraïque de Jérusalem
Paul Laurent Assoun, psychanalyste, professeur à l’université Paris-Diderot
Alexandre Beider, linguiste
Robert Bober, écrivain, réalisateur
Alain Fleischer, cinéaste, photographe, écrivain
Eric Ghozlan, directeur du pôle enfance de l’OSE ;
Francine Kaufmann, professeur émérite, département de traduction et d’interprétation, université Bar-Ilan
Michèle Tauber, chanteuse, maître de conférences à l’Université Paris-8
Haim Vidal Sephiha, linguiste et professeur émérite des universités
Bernard Vaisbrot, traducteur, enseignant de yiddish à l’université Paris-8
Gérard Wajcman, psychanalyste, maître de conférences à l’université Paris-8.

Et les artistes
Sandra Bessis, chanteuse
Simon Elbaz, auteur, comédien, musicien
Michel Elias, comédien
Jacinta, chanteuse
Popeck, comédien
Talila, chanteuse
Michel Rechtman, musicien

Programme et renseignements : http://www.mahj.org/fr/5_auditorium/colloques.php?niv=10&ssniv=0

Quelles sont les langues parlées par les Juifs dans leurs déplacements ? Comment ces langues nous habitent-elles ? Quels accents gardons-nous ? Yiddish, judéo-espagnol, judéo arabe…
Quelles sont les différences entre le yiddish poylish et litvish ? Comment le judéo espagnol du nord du Maroc se distingue-t-il du spanyolito de Grèce et de Turquie ? Comment résiste-t-on à la disparition de ces langues ?
Comment les jeunes générations transmettent-elles ou non les langues ou les accents de leurs pères ? Qu’advient-il d’un individu séparé de ses langues, coupé de ses rythmes – ce rythme qui met pleinement en œuvre la musicalité de la langue ?
Qu’en est-il alors des rythmes de certaines langues dans le phrasé, le pensé et le rêvé des langues majoritaires ? Lorsqu’elles ne sont plus directement convoquées dans la vie de tous les jours, ces langues fonctionneraient-elles comme des traces mnésiques, susceptibles d’être réactivées par un ensemble de pratiques, de rythmes et de musiques où elles trouvent autant d’avatars ? »
Céline Masson