11/06/2016, Paris

Comité d’organisation (équipe ArchiZ) : Céline Grenaud-Tostain, Sophie Guermès, Olivier
Lumbroso, Jean-Sébastien Macke, Alain Pagès, Jean-Michel Pottier.
Coordination : Alain Pagès. – Secrétariat : Jean-Sébastien Macke.

Ce colloque dressera le bilan du programme ArchiZ (2012-2015). Il donnera l’occasion à l’équipe ArchiZ de présenter le site Internet qui a été construit (http://www.archives-zoliennes.fr/) et de faire le point notamment sur la numérisation des manuscrits de Zola entreprise en collaboration avec la BnF. À partir de la dimension patrimoniale qui s’attache aux archives zoliennes, on posera le problème de l’écriture naturaliste, en réfléchissant au modèle qu’elle est susceptible d’offrir et à la façon dont la tradition esthétique du naturalisme s’est diffusée. Le colloque sera organisé autour de deux thèmes de réflexion : « Patrimoine, transmission, postérité » et « Cycles romanesques ».

1. « Patrimoine, transmission, postérité ». Il s’agira d’examiner l’intérêt de la notion de
« naturalisme » en tant que concept classificateur, appliqué non pas à un écrivain particulier, mais à un groupe d’écrivains. De quelle manière cette notion est-elle utile pour analyser le développement de l’esthétique réaliste dans la seconde moitié du XIXe siècle ? Quelle diversité (autant spatiale que chronologique) recouvre-t-elle ? Comment rend-elle compte des mouvements d’échanges intellectuels entre la France et des pays proches ou lointains, à l’occasion des traductions d’œuvres dites « naturalistes » ? De quelle façon est-il possible de circonscrire ce qu’on peut appeler le « néo- naturalisme » (naturalisme et roman fleuve ; naturalisme et roman colonial…) ?

2. « Cycles romanesques ». À l’intérieur de la perspective d’ensemble qui vient d’être définie, il s’agira de réfléchir, plus particulièrement, au rôle de la notion de « cycle » dans l’écriture romanesque du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle. Cette notion renvoie à différentes pratiques dont on envisagera l’évolution de Balzac à Romain Rolland ou à Roger Martin du Gard, en passant par l’œuvre d’Émile Zola.