09/10/2013,


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La question est de savoir quelle relation entretient un/e biographe avec les écrits personnels de celui ou celle qui fait l’objet de la biographie. Quelle place (particulière ou non) tiennent ces écrits parmi la collecte des traces de l’existence de la personne biographiée ? Quelle est l’attitude du ou de la biographe vis-à-vis des textes existants, et qu’apporte le travail d’enquête par rapport à ce « socle » autobiographique ?

De quelle manière ces écrits personnels sont-ils alors intégrés, « mis en récit » biographique ? Quel regard critique porte-t-on, en tant que biographe, sur ces écrits (éventuels « silences », autocensure, distorsions dont ils peuvent témoigner) ? Quelles en sont les modalités de réécriture, ou de citation, de « reconstruction » ? S’agit-il de garantir ou de moduler l’authenticité des faits relatés, de compléter leur éventuelle incomplétude ? Ou bien ces écrits personnels servent-ils avant tout de canevas au récit biographique ? Quoi qu’il en soit, il s’agit là d’un aspect particulier du travail de biographe, qui inclut un véritable processus de genèse intertextuelle.

Précisons que par « écrits autobiographiques », nous entendons non seulement les récits (autobiographie proprement dite, mémoires…), mais aussi d’autres documents propres à l’écriture de soi tels que journaux personnels et/ou correspondance.

Les propositions sont à envoyer à Catherine Viollet, cviollet@wanadoo.fr. Merci d’indiquer la ou les dates envisagées, accompagnées d’un résumé d’une dizaine de lignes.