14/03/2013,

Colloque International des jeunes chercheurs en critique génétique organisé en collaboration entre l’université catholique de Louvain (Belgique), l’Institut des Textes et Manuscrits Modernes (ITEM-UMR 8132-CNRS/ENS), Modyco (UMR 7114-CNRS, université Nanterre) et CECILLE (EA 4074, université Lille 3).

Comité organisateur : Olga ANOKHINA (ITEM CNRS), Anke BOSSE (FUNDP), Erica DURANTE (UCL), Fatiha IDMHAND (Université Littoral Côte d’Opale, Lille Nord de France), Sabine PETILLON (MODYCO CNRS).

Comité scientifique : Olga ANOKHINA (ITEM CNRS), Guillaume BELLON (ITEM CNRS), Annie BERTIN (MODYCO CNRS), Pierre Marc de BIASI (ITEM CNRS), Anke BOSSE (FUNDP), Erica DURANTE (UCL), Daniel FERRER (ITEM CNRS), Fatiha IDMHAND (Université Littoral Côte d’Opale, Lille Nord de France), Sabine PETILLON (MODYCO CNRS), Bénédicte VAUTHIER (Université de Berne).

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La critique génétique s’est affirmée depuis plus de trois décennies, en Europe et dans différents pays du monde, comme une approche originale des œuvres littéraires et artistiques, fondée sur l’étude du processus de création.

Cette méthodologie a la particularité de s’appuyer sur des traces souvent complexes, contenues dans les documents de travail d’écrivains et d’artistes (notes de lecture, carnets, brouillons, épreuves corrigées, manuscrits informatiques, etc.).

La critique génétique, qui, dès ses plus jeunes années, s’est montrée capable d’un retour réflexif sur elle-même, continue aujourd’hui à questionner ses acquis et notions, au regard de l’apparition et du développement de nouveaux supports, de nouvelles conditions de lecture, d’édition et de contenus propres au monde contemporain.

Dans le cadre de ce colloque, la jeune génération de chercheurs en génétique (étudiants en Master, doctorants, post-doctorants) va réfléchir à cette nouvelle évolution à laquelle est confrontée aujourd’hui la critique génétique :

1)    Mutations numériques (les paradigmes de la génétique confrontés aux supports numériques, le blog d’écrivain comme espace d’écriture, les réseaux sociaux comme lieu de conservation de traces avant-textuelles, les archives digitales et les plates-formes de travail en ligne, etc.).

2)    Mutations anthropologiques (écrivains multilingues, écrivains issus de et habitant différents espaces géographiques et linguistiques, etc.).

3)    Mutations thématiques (écriture sur les thèmes proprement contemporains comme le clonage, reprise contemporaine de thèmes récurrents comme la ville, le rêve, etc.).

4)    Mutations diégétiques (adaptation des formes et cadres narratifs traditionnels pour exprimer les spécificités du monde contemporain, etc.).

5)   Mutations génériques (œuvres conçues à l’intersection entre différents genres, mais aussi le développement de genres plus contemporains comme la micro-fiction, etc.).

6)   Mutations intersémiotiques (des créations conçues à l’intersection entre différents langages expressifs, comme littérature et arts performatifs, littérature et architecture, etc.).

Le colloque se tiendra à l’Université catholique de Louvain (Belgique), les 14 et 15 mars 2013. La participation à cette réunion scientifique internationale est réservée aux jeunes chercheurs travaillant sur la problématique de la genèse des textes et des formes. Les communications des jeunes chercheurs, qui se tiendront le 15 mars, seront précédées, le 14, de deux conférences inaugurales tenues par des chercheurs confirmés particulièrement représentatifs des études génétiques.

Les communications, d’une durée maximale de 20 minutes, se feront en français (langue principale du colloque) ou en anglais.

Les propositions de communication sont à envoyer par mail, à l’adresse littcomp@uclouvain.be au plus tard le 31 octobre 2012. Elles comporteront un abstract de 15 lignes maximum et une brève présentation du jeune chercheur. Elles seront évaluées par le comité scientifique qui avertira les candidats retenus.