Séminaire manuscrits francophones : Génétique et anthropologie / 2018-2019

15/02/2019,

Lieu : ENS ULM, salle de philosophie, 1er étage pavillon Pasteur, 45 rue d’ULM, 75005 Paris

Horaire : 14h30-16H30

  • Sami TCHAK (écrivain) : « L’abeille et la mouche »

Tout créateur est à la fois une mouche et une abeille. En tant qu’abeille, il va aux fleurs, et en tant que mouche, il va à la merde. À lui ensuite, à force de travail, avec persévérance, telles les mouches et les abeilles, de se hisser, à partir de ces matériaux, à la hauteur de l’universelle condition des vivants, de tous les vivants.

Sami Tchak, pseudonyme de Sadamba TCHA-KOURA, est né au Togo en 1960. Après une licence de philosophie dans son pays et un doctorat de sociologie soutenue en 1993 à La Sorbonne-Paris V, il se consacre depuis quelques années à l’écriture. Parmi ses publications, citons Place des Fêtes (Gallimard, 2001) Hermina (Gallimard, 2003), La fête des masques (Gallimard, 2004), Le paradis des Chiots (Mercure de France, 2006), Filles de Mexico (Mercure de France, 2008), Al Capone le Malien (Mercure de France, 2011), La couleur de l’écrivain (La Cheminante, 2014), Ainsi parlait mon père (JC Lattès, 2018).

 

  • RAHARIMANANA (écrivain) : « Revenir »
Raharimanana signifie en malgache « celui qui a le don de créer ». C’est le nom que son grand-père a donné à son père et dont il a fait son nom de plume. Raharimanana, né à Antananarivo en 1967 et vivant en France depuis l’âge de 22 ans, est poète, nouvelliste (Lucarne, 1996, Rêves sous le linceul, 2004), romancier (Nour, 1947 , 2001 et Za, 2008), dramaturge et comédien (Parfois le vide, 2018, Empreintes, 2015, Rano, rano, 2014) . Revenir est son dernier roman, le plus autobiographique (Revenir, de Raharimanana, Editions Rivages, 2018, 380 pages).
Chez lui, tout commence par le chant, ce n’est donc pas un hasard si le héros de Revenir, son double, se nomme Hira : « Hira, en malgache, c’est le chant, et ce prénom définit ma relation à l’écriture, ce chant dans ma tête, où les mots se choquent et provoquent une musicalité. » (entretien avec Valérie Marin La Meslée, 2018).
Son livre chant va de l’enfance du héros jusqu’à celle de son père, et l’histoire familiale se tisse avec celle de la Grande île.