Séminaire Schwarz-Bart / 2021-2022

04/03/2022, Salle Pasteur, 1er étage, pavillon Pasteur, ENS 45 rue d'Ulm, de 14h à 16h.

Le roman francophone est souvent considéré comme le lieu d’enjeux stratégiques concernant la coprésence d’usages de langues. À cet égard, les Antilles présentent une situation tout à fait originale dans laquelle une « cacophonie » pourrait être envisagée, pour ce qui est des œuvres de Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant comme un moyen d’expression des différentes tensions (narratives, énonciatives ou linguistiques) qui habitent le texte. Cependant, d’autres auteurs tels qu’André et Simone Schwarz-Bart, Maryse Condé, Daniel Maximin et Ernest Pépin adoptent une autre approche. Bien que leur écriture soit influencée par une certaine culture créole, ils livrent une différente vision de l’identité linguistique antillaise.
Cet ouvrage analyse la structure linguistique du roman antillais francophone en prenant autant en compte les différents partis pris des auteurs que la réception. Nous proposons ici une mise en perspective de l’écriture en coprésence de langues en mettant en relation les œuvres des auteurs antillais contemporains avec des tentatives antérieures de superposition de langues. Ce travail permettra de saisir les influences et la portée de l’écriture en coprésence de langues des romanciers antillais contemporains.

La présentation sera suivie d’une discussion autour de la posture des écrivains antillais contemporain et de leurs partis pris langagiers.