Pour éditer la correspondance croisée d’Albert Camus et de Louis Guilloux (1945-1959), je me suis plongée longuement dans les archives Louis Guilloux, écrivain que je connaissais beaucoup moins bien que Camus. C’est cette plongée dans les archives, à Saint-Brieuc, que je vais évoquer. La description du Fonds, la mise en valeur de quelques traits spécifiques qui concernaient directement mon travail, et les grands traits de celui-ci rencontreront quelques-unes des questions de ce séminaire ; en particulier, la prise de contact avec le dossier des Carnets de Guilloux a été pour moi source de nombreux enseignements.

Professeur émérite de Littérature française des XIXe et XXe siècles à l’Université de Valenciennes, Agnès Spiquel a longtemps travaillé sur Victor Hugo avant de se consacrer à Albert Camus. Sur celui-ci, elle a organisé plusieurs colloques et publié de nombreux articles. Elle a collaboré à l’édition des Œuvres complètes dans la Pléiade (Gallimard, 2006-2008) et au Dictionnaire Albert Camus (Laffont, 2009) ; elle a co-dirigé le Cahier de l’Herne Camus (2013) et publié la Correspondance Albert Camus-Louis Guilloux (Gallimard, 2013) ; sa dernière publication est, en collaboration avec Christian Phéline, Camus militant communiste. Alger, 1935-1937 (Gallimard, 2017). Elle fait de nombreuses conférences tous publics. Elle préside la Société des Études camusiennes – ce qui la met en contact avec des chercheurs et des passionnés de Camus dans le monde entier.