© Georges Rousse. Croquis préparatoire ENS 2 de « Mue(s) d’Ulm 2027 »

Responsables : Aurèle Crasson (ITEM) et Delphine Desveaux (Collections Roger-Viollet / BHVP)

Ce séminaire annuel est validable pour les élèves de master de l’ENS (6 ECTS)
Validation : assiduité, participation orale, restitution analytique au 30 avril.

Placé sous la responsabilité d’Aurèle Crasson (ITEM) et de Delphine Desveaux (Directrice des Collections Roger-Viollet / BHVP), ce séminaire entend lancer une réflexion autour de la matérialité du photographique, le « du » permettant d’éviter la confusion entre photographie et image, medium et sujet, support et procédé et de problématiser la notion d’œuvre.

A l’ère du soi-disant tout numérique où de l’image toute puissante et envahissante est produite autant par des professionnels que par des amateurs, par des artistes que par des reporters, revenir sur la matérialité photographique (du choix du film au choix de la typologie de l’épreuve produite ou du choix de l’utilisation de « l’image » diffusée) permet de questionner les notions de processus à l’œuvre dans les travaux des photographes et de poser les conditions de leur analyse génétique.

Pour comprendre les enjeux d’une génétique photographique, le séminaire s’intéressera à l’ensemble des éléments qui font « trace » dans la photographie argentique comme numérique.
La question de l’œuvre, sa notion si prégnante et si souvent contestée du fait même du principe de reproductibilité de la photographie, sera convoquée avec des exemples montrant la grande variabilité de son statut.

Un retour sur le pourquoi de l’invention du procédé et ses multiples déclinaisons depuis 1827 démontrera la variété du photographique et ses possibles si étendus et toujours comme en expansion, ayant mené à l’invention d’un langage photographique pratiqué aujourd’hui par tout à chacun ou presque.

Le séminaire Génétique du photographique  2026-2027, placé pour la seconde année consécutive sous la thématique du « Hors tout et au débordement », change néanmoins de dispositif :  aux séances consacrées aux photographes invités à présenter leur travail et leur démarche,  deux ateliers pratiques de génétique du visuel sont proposés :

Un atelier avec l’artiste Georges Rousse soutenu par la Chaire Street ART(s) :  l’enjeu de cet atelier de recherche-création réside dans l’élaboration d’une installation picturale (une anamorphose) au 45 rue d’Ulm dans le hall de l’escalier A. Dans cet atelier, il sera demandé aux étudiants qui souhaitent y participer de suivre activement et in vivo les processus de fabrication de cette anamorphose et d’en restituer la genèse sous forme écrite, photographique ou vidéo.

Un atelier avec la photographe Anne Lefèbvre, où il sera question de reconstituer les processus de création d’une œuvre existante à partir des archives et éléments matériels que la photographe fournira. Les étudiants travailleront seul ou en groupe pour essayer de reconstruire les chronologies de fabrication et de les interpréter. Une séance de restitution de cette analyse génétique est prévue en avril, les étudiants sont libres de choisir le medium qui leur convient pour faire état de la genèse.

Masterclass avec Anne Lefebvre. Cette séance permet de découvrir diverses techniques de tirage en laboratoire. Elle a lieu au laboratoire photo de l’ENS sous la conduite de la photographe

Le séminaire débute le 8 octobre par une mise en contexte de l’étude de la photographie par la critique génétique, discipline qui s’attache à comprendre la naissance d’une œuvre.

Il est également proposé une journée d’immersion dans l’histoire de la photographie au musée Nicéphore Niépce à Chalon-sur-Saône, le 21 janvier 2027. Les places étant limitées il est recommandé de s’inscrire dès la rentrée.

Nous accueillerons aux autres séances, des photographes dont les œuvres, travaux, publications ou démarches interrogent le hors tout et le débordement.

Il s’agira cette année encore d’étudier la photographie à travers ce qui fait d’elle un art non réductible à une image, en observant les traces constituées lors des processus de fabrication des objets (un tirage, un livre, une exposition, etc.). On insistera également sur la question du « faire œuvre » (intentions, techniques, processus) en attachant à la notion d’œuvre le contexte à chaque fois particulier de sa production.

La question du « hors-tout » et du « débordement », sera entendue comme une démarche d’émancipation du medium photographique à travers des approches très différentes.

écho à la nouvellement créée, est en cours de validation. Il devrait se dérouler sur 3 séances parallèles au séminaire, pour la préparation, la mise en œuvre matérielle dans les lieux et  la restitution de la genèse de l’installation.

Merci aux élèves et étudiants de s’identifier auprès de : Delphine Desveaux et Aurèle Crasson.

Programme en cours


Conférences :