La soutenance de la thèse de WEN Zhu

Proust dans le champ des transferts culturels franco-chinois : problèmes de traduction et d’interprétation

aura lieu jeudi 22 janvier 2026 à partir de 13h00 à l’École normale supérieure, 29 rue d’Ulm, amphithéâtre Jaurès.

Le jury est composé de

Mme Geneviève Henrot, professeur, université de Padoue, présidente
Mme Bei Huang, professeur, université Fudan (Shanghaï)
M. Patrick Hersant, maître de conférences HDR, université Paris 8
M. Davide Vago, professeur associé, Università Cattolica del Sacro Cuore (Milan)
Mme Weiqun Tu, chercheuse honoraire, Académie chinoise des sciences sociales (invitée)
Mme Nathalie Mauriac Dyer, directrice de recherche émérite, ITEM, CNRS-ENS, directrice de thèse

Les traducteurs d’À la recherche du temps perdu en chinois ont toujours fait face à de nombreux défis. Cent ans après qu’il a débuté, il s’agit de soutenir l’effort de transfert culturel d’une oeuvre littéraire majeure en balayant quelques erreurs tenaces à son sujet. Pour cela, l’explicitation des contextes culturels, tant en Chine qu’en Occident, notamment des contextes traductologiques et philosophiques, la lecture rapprochée du texte de Proust autour de questions structurantes comme la temporalité et la « réalité » du héros-narrateur, enfin la comparaison et l’analyse précise des traductions existantes, permettent de faire émerger, de mieux comprendre voire de rectifier quelques erreurs d’interprétation persistantes. Chemin faisant, une réflexion se construit autour de la complémentarité entre les approches « domesticantes » et « étrangéisantes » dans la pratique de la traduction de Proust en Chine.