Séminaire Baudelaire « Baudelaire est des nôtres » / 2025-2026

27/03/2026, ENS, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris – salle Ferdinand Berthier (16h-18h)

Avec Baudelaire, s’impose dans le champ de la littérature française le « genre » du poème en prose. Et qui se penche sur la fortune du poète, au XXe siècle, relève que, plus on avance dans le temps, plus Le Spleen de Paris prend le pas sur Les Fleurs du Mal. Ainsi, aujourd’hui, Les Fleurs du Mal tendent à passer au second plan et, à en croire plus d’un critique, la postérité baudelairienne paraît se fonder principalement sur les poèmes en prose. Prolongeant l’ouvrage que j’ai publié en 2014 (Poème en prose, vers libre et modernité littéraire, Kimé), mon intervention s’attachera à replacer l’« invention » baudelairienne dans le contexte de son temps (beaucoup de contemporains du poète pratiquent aussi le poème en prose) ainsi qu’à montrer dans quelle mesure l’inspiration qui préside au Spleen de Paris épouse (peut-être contre la volonté de Baudelaire) les réorientations qui ont marqué la littérature française depuis le milieu du XIXe siècle et correspond à ce que nous regardons, au début du XXIe siècle, comme l’expression de la modernité esthétique.
Directeur de recherches honoraire de l’université de Namur, membre de l’Académie royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique, Michel Brix est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages ‒ essais et éditions ‒ portant sur la littérature française. En 2025, il a notamment publié une édition nouvelle d’Aurélia de Nerval (Champion).