Séminaire :
Séminaire général de critique génétique / 2026-202710/11/2026, Musée du Quai Branly-Jacques Chirac, salon de lecture Jacques Kerchache. (17h-18h45)

Léopold Sédar Senghor en 1975, par Roger Pic @BnF, Wiki commons
Poète engagé et amoureux, auteur francophone, sénégalais et panafricain, homme de lettres et homme d’État, mais aussi traducteur des langues africaines et de l’anglais, ou encore enseignant, chercheur et théoricien… L’œuvre de Léopold Sédar Senghor (1906-2001) reflète ces facettes d’un homme qui a traversé un siècle et les continents.
En cet automne 2026, l’actualité éditoriale fait la part belle aux études senghoriennes. Edoardo Cagnan et Alioune Diaw coordonnent chez CNRS Éditions une nouvelle édition critique de la poésie et des traductions de Senghor. L’ouvrage donne à lire les six grands recueils de Senghor mais aussi les poèmes épars, de la jeunesse comme de la maturité, en faisant émerger quelques textes inédits ou oubliés, ainsi que ses traductions. Les textes du poète sont accompagnés d’un appareil critique, réalisé par des chercheurs africains et européens, qui aide à comprendre les œuvres et à les contextualiser, en plus de montrer le processus d’écriture.
—
Dans L’Atelier de Senghor (Hermann, 2026), Claire Riffard nous ouvre les portes de l’atelier de l’écrivain, entendu au sens large comme « l’ensemble des lieux investis et des matériaux rassemblés en vue de l’écriture ». Les lieux, ce livre prend le temps de nous les faire arpenter : depuis les bibliothèques parisiennes jusqu’aux résidences présidentielles de Dakar, en passant par la maison normande de Verson où l’auteur finit ses jours. Quant aux matériaux, ils sont le fruit d’un double héritage – celui d’une bibliothèque occidentale savamment constituée par Senghor et celui, immatériel, des récits oraux de son enfance sérère. En s’appuyant sur des archives dispersées entre trois continents, des correspondances inédites et des témoignages de proches du poète-président, Claire Riffard éclaire la genèse de l’œuvre de Senghor.
Edoardo Cagnan est maître de conférences à Sorbonne Université et coresponsable de l’équipe « Manuscrits francophones » de l’ITEM (ENS-CNRS).
Claire Riffard est ingénieure de recherche à l’ITEM (ENS-CNRS) et coresponsable de l’équipe « Manuscrits francophones ». Elle a reçu en 2023 un Prix de l’Académie française pour son essai consacré au poète malgache Rabearivelo (Rabearivelo, une biographie, CNRS Éditions, 368 p).
Lien sur le site du Musée du quai Branly – Jacques Chirac : https://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/rendez-vous-du-salon-de-lecture-jacques-kerchache/details-de-levenement/e/dans-latelier-de-leopold-sedar-senghor-41150