ITEM / derniers articles http://www.item.ens.fr ITEM : Institut des textes et manuscrits modernes (cnrs) fr Odette : « dame en rose » ou Zéphora de Botticelli ? http://www.item.ens.fr/index.php?id=580233 Le vêtement féminin constitue un champ d’étude assez délaissé par la critique proustienne. Pourtant, sa place dans  la « charpente romanesque1 » de la Recherche mérite d’être interrogée. Il en recoupe en effet de nombreuses thématiques, qu’il s’agisse du rapport à l’art, à la société, mais aussi des relations amoureuses, enfin du processus d’écriture fondé sur la mémoire et le temps — et participe pleinement de la fascination que l’œuvre exerce sur ses lecteurs. Il est un point de convergence po Garance Mazelier « ...comme un Roi de Van Dyck. C’était Mme Swann. » Marcel Proust et le peintre Antoine Van Dyck         http://www.item.ens.fr/index.php?id=580236 De prime abord, le nom d’Antoine Van Dyck ne semble pas ouvrir un champ de recherche très fécond pour la Recherche, puisqu’il n’y apparaît qu’une seule fois et comme une simple mention. Dans Albertine disparue, le héros constate que le souvenir d’Albertine ne lui cause plus de souffrance, mais de la douceur ; à son souvenir se rajoute pour lui « un prix de plus, un prix en quelque sorte historique et curieux comme celui que le tableau de Charles Ier par Van Dyck, déjà si beau par lui-même, acqui Stefanie Beyer Chez Odette. À propos du lien entre ameublement et rôle social http://www.item.ens.fr/index.php?id=580241 Introduction : Les intérieurs d’OdetteLe trajet d’Odette de Crécy d’« Un amour de Sxann » à « Autour de Mme Swann » – son ascension sociale du statut de prostituée de luxe à celui de membre de la haute bourgeoisie ; son changement de rôle de femme entretenue à honnête femme mariée – ne fait pas l’unanimité et se heurte notamment à la résistance de la famille du narrateur, qui faisait partie du réseau de Swann. La mauvaise opinion des parents du narrateur « sur les relations de Swann leur parut e Antonia Stichnoth L’AUTORITÉ PERDUE PUIS RETROUVÉE DE LA SCIENCE CHEZ FLAUBERT, CHEZ MUSIL ET CHEZ PROUST http://www.item.ens.fr/index.php?id=579989 Le trio constitué de Flaubert et de deux grands écrivains ultérieurs qui ont été imprégnés par la lecture de son œuvre, Marcel Proust et Robert Musil, permettra de poser, dans le cadre de ce rapport complexe à l’autorité (à la fois intellectuelle et institutionnelle) qui donne son unité au présent volume, la problématique fascinante, que nous ne pourrons évidemment qu’esquisser ici à partir de quelques mises en rapport ponctuelles, des sentiments ambivalents manifestés envers l’autorité de la Sc PHILIPPE CHARDIN (Université François-Rabelais de Tours équipe ICD et ITEM) La mémoire du critique : Georges Poulet et Marcel Proust http://www.item.ens.fr/index.php?id=579982 Un procédé conventionnel de l’hommage consiste, ou consistait, à comparer le critique à l’écrivain, à élever « l’œuvre » critique au rang de l’œuvre littéraire. Le compliment est souvent aussi éphémère que superficiel. Une exception est le texte de Paul de Man : « The Literary Self as Origin : The Work of Georges Poulet »1, qui approfondit considérablement cette forme d’hommage. Plusieurs facteurs sont en jeu dans ce cas précis : la qualité de l’écriture et l’expérience de pensée du critique, la Guillaume Perrier Marcel Proust et João do Rio, chroniqueurs de salons http://www.item.ens.fr/index.php?id=579889 La chronique de salon se veut la transcription de la réalité tout en insérant une dimension fictionnelle : son but premier est de décrire un événement qui a eu lieu, même la veille, dans la haute société, mais elle cherche aussi à offrir au lecteur la possibilité de participer à l’événement grâce à des procédés fictionnels qui font appel à son imagination. Dès le début du xixe siècle, la chronique de salon connaît un énorme succès et occupe une place importante dans les journaux français. Ce gen Vivian Yoshie Martins Morizono Mobilité proustienne, Mobilité journalistique. http://www.item.ens.fr/index.php?id=579891 Les idées de « spatialité » et de « mobilité » surgissent dans plusieurs des écrits de presse de Proust. Sans vouloir proposer une interprétation naïve de leur titre, il n’est pas inintéressant de voir que ces textes évoquent, directement ou indirectement, un déplacement caractéristique : c'est par exemple le cas de « Choses Normandes » (Le Mensuel, Sept. 1891), « Voyage en Turquie d’Asie » (Littérature et critique, 25 Mai 1892), « Mélancolique Villégiature de Mme de Breyves » (La Revue blanche, Yuri Cerqueira dos Anjos Ambiguïté générique des prépublications du Figaro : chronique journalistique et art poétique http://www.item.ens.fr/index.php?id=579893 Ce travail est issu de deux mémoires1 consacrés aux prépublications d’À la recherche du temps perdu qui ont paru du vivant de Marcel Proust dans Le Figaro et dans La Nouvelle Revue française. Je me suis également intéressé au texte « Jalousie », publié dans les Œuvres libres2 en 1921. En outre, analyser les prépublications du Figaro m’a conduit à me servir de l’ouvrage Chroniques3 qui réunit une grande partie de la production journalistique proustienne et inclut les prépublications. Bien qu’il n Jordy Martin Presse et modernité dans l’œuvre de Proust http://www.item.ens.fr/index.php?id=579895 Dans la littérature française la presse a toujours eu mauvaise presse. De Balzac à Aragon, en passant par les Goncourt et Maupassant, le monde du journalisme est dépeint comme un tourbillon infernal où les rêves artistiques sont inévitablement noyés. À certains égards, cette hostilité ambiante paraît tout aussi présente dans À la recherche du temps perdu. Le Temps retrouvé en particulier brosse un portrait très négatif du chauvinisme mensonger de l’ensemble de la presse française pendant la Prem Max McGuinness L’éveil du corps sensible : le corps comme fondation de la conscience dans À la recherche du temps perdu http://www.item.ens.fr/index.php?id=579897 À l’ouverture du roman proustien, le narrateur, abandonne sa « perception présente1 » et commence une histoire, celle de sa vie, d’une manière rétrospective. Le voyage dans le passé mène le lecteur vers les nuits d’autrefois où le narrateur se couchait de bonne heure, où les éveils interrompraient son sommeil. Ces moments d’éveil sont dessinés et décryptés d’une manière détaillée par le narrateur, comme s’il essayait de mettre en paroles toute une série de sensations qu’il avait eues dans le pas Didem Nur Güngören Proust et la parole vide http://www.item.ens.fr/index.php?id=579901 Qu’y a-t-il dans le vide qui leur puisse faire peur ?Qu’y a-t-il de plus bas et de plus ridicule1 ?  Les personnages d’À la recherche du temps perdu souffrent de logorrhée, soit qu’ils passent leur temps dans des salons, soit que, seuls, ils arrangent leur for intérieur à l’instar d’un « salon mental » (RTP, I, 569). Mais parlent-ils vraiment ? Au premier abord la réponse est négative : « nous pouvons causer pendant toute une vie sans rien dire que répéter indéfiniment le vide d’une minute » (RT Sara Fadabini Le « tournant homosexuel » de Saint-Loup : vers une déconstruction du discours du narrateur autour de la sexualité http://www.item.ens.fr/index.php?id=579903 Dans le dernier chapitre d’Albertine disparue, le héros découvre que le marquis de Saint-Loup a des relations sexuelles avec des hommes. Ce tournant est très surprenant pour lui, qui jusqu’alors n’avait vu en Saint-Loup que l’amant passionné de Rachel et un grand séducteur de femmes. Ce sentiment de surprise est partagé par la majorité des lecteurs, et la critique a longtemps considéré ce coup de théâtre comme fort incohérent avec le passé du personnage. Ce n’est, à ma connaissance, que dans deu Nicole Siri Un « effet Walter Scott » d’À la recherche du temps perdu ? Proust et l’École des Annales http://www.item.ens.fr/index.php?id=579905 Si l’influence du roman historique sur l’historiographie romantique a été largement soulignée par la critique1, le dialogisme2 entre les romans de la première moitié du xxe siècle et l’École des Annales semble moins étudié, et reste presque absent des études proustiennes. Certes, les liens entre l’œuvre de Proust et l’Histoire ont été largement mis au jour : des ouvrages anciens et plus récents se sont intéressés aux contextes de l’œuvre, qu’il s’agisse de l’Affaire Dreyfus ou de la Première Gue Géraldine Dolléans L’oreille hallucinée http://www.item.ens.fr/index.php?id=579899 Dans le roman proustien, les hallucinations sont très souvent auditives, à un point même surprenant. L’oreille y possède une grande importance. À ce propos, une phrase a souvent retenu mon attention, parce qu’elle pose le problème récurrent de l’oreille, au sens sensible d’avoir de l’oreille :Les névropathes sont peut-être, malgré l’expression consacrée, ceux qui « s’écoutent » le moins : ils entendent en eux tant de choses dont ils se rendent compte ensuite qu’ils avaient eu tort de s’alarmer, Audrey Cerfon L’éveil du corps sensible : le corps comme fondation de la conscience dans À la recherche du temps perdu http://www.item.ens.fr/index.php?id=579912 À l’ouverture du roman proustien, le narrateur, abandonne sa « perception présente1 » et commence une histoire, celle de sa vie, d’une manière rétrospective. Le voyage dans le passé mène le lecteur vers les nuits d’autrefois où le narrateur se couchait de bonne heure, où les éveils interrompraient son sommeil. Ces moments d’éveil sont dessinés et décryptés d’une manière détaillée par le narrateur, comme s’il essayait de mettre en paroles toute une série de sensations qu’il avait eues dans le pas Didem Nur Güngören An Unwritten Chapter of Ulysses?Joyce’s Notes for a “Lacedemon” Episode http://www.item.ens.fr/index.php?id=579477 Description and sourceIn 2001, when I offered a preliminary description of the then newly discovered “Proteus and Sirens” notebook, I gave the following account of the last page:The last page of the copybook is occupied by a set of Homeric notes. It is difficult to relate these notes to the neighbouring drafts in a definite way. The fact that they are written on an external page (the equivalent of a back cover for this coverless copybook) makes it almost impossible to determine their time of ins Daniel Ferrer Où est l'incertitude dans la quête du souvenir chez le narrateur proustien ? http://www.item.ens.fr/index.php?id=579744 Comme j'ai soulevé le problème de l'incertitude dans un ouvrage précédent1, je suivrai une autre route dans le texte qui suit et me détiendrai sur le passage de la madeleine par trop connu des Proustiens, qui indique cependant une piste originale pour comprendre ce phénomène. Toutefois, je ne traiterai pas du concept d'incertitude selon Heisenberg qui vise à peine les objets du monde microscopique.  Je définirai ce concept à peine d'un point de vue littéraire. Il n'y a sans doute qu'une analogie Philippe Willemart « On va ailleurs, c’est encore pire » : les enjeux de l’incipit de la iie partie de Madame Bovary http://www.item.ens.fr/index.php?id=579681 Dans le récit de base, modèle de tout récit, le conte, changer de lieu est une obligation structurelle. Sur l’axe de la quête, le héros procède toujours à un départ. Pour Emma, qui est en quête d’un objet magique certes plus difficile à définir que dans les contes, quitter Tostes pour Yonville rejoint ainsi le modèle traditionnel1. Cela a pour effet de séparer très nettement la ière partie des deux suivantes – la coupure entre la iie et la iiie est beaucoup plus floue. En tout cas, le romancier Jeanne Bem  Enjeux de recherche http://www.item.ens.fr/index.php?id=106     Avant tout, il s'agit de réunir les traces matérielles des processus de création littéraire (carnets d'écrivain, brouillons, épreuves corrigées...), de les mettre en relation les unes avec les autres et avec les oeuvres auxquelles ces processus ont abouti et notamment de les ordonner en une suite chronologique qui reflète les étapes de l'élaboration textuelle.    Le rôle du chercheur est alors double : rendre cet objet scientifique nouveau accessible aux autres chercheurs, voire au public, s ITEM Le manuscrit « Liberté – Égalité » http://www.item.ens.fr/index.php?id=579296 Le manuscrit « Liberté – Égalité » se compose de deux liasses de feuillets faisant partie de la collection Carlton Lake du Harry Ransom Humanities Research Center de l’Université d’Austin. On trouvera en fin d’article leur description, due à Jean Bourgault. Nous les nommons, par convention, liasses A et B.L’étude des deux liasses a montré qu’elles proviennent d’un même ensemble qui se laisse diviser en trois grandes parties. La première tourne autour de l’opposition entre idéologie nobiliaire et Vincent de Coorebyter